Nael Roux : après le grand bleu, cap sur les Jeux
Fin 2025, Nael Roux s’était confronté une nouvelle fois à la traversée Tahiti–Moorea, dans des conditions plus exigeantes, marquées par la houle et le courant. En 2026, il enchaîne avec une saison internationale dense, entre Australie, Fidji et championnats en France, avec en ligne de mire les Jeux du Pacifique 2027. Soutenu par Air Tahiti Nui, dont il est ambassadeur, il poursuit son parcours en portant les couleurs du Pays à l’international.
Parole à Nael Roux :
Cette deuxième traversée était-elle différente de la première ?
« Oui, plus difficile. La première fois, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Là, je savais ce que j’allais endurer et mentalement c’était beaucoup plus dur. J’ai essayé de me relâcher, parce que si tu n’es pas relâché physiquement, tu ne le seras pas mentalement, et inversement. J’ai donc beaucoup travaillé là-dessus pendant toute la traversée. On a eu de la houle tout le long, alors que lors de la première traversée, elle n’arrivait que sur la dernière heure. Il y avait aussi beaucoup plus de courant, ce qui explique un temps plus long d’environ trente minutes. Physiquement, c’était très dur : j’ai perdu cinq kilos pendant la traversée, contre trois la première fois, et je me suis senti beaucoup plus épuisé à l’arrivée. »
Comment s’organise ta saison 2026 ?
« En ce moment, je suis en Australie, entre Melbourne et la Gold Coast, pour participer aux Open d’Australie, qui correspondent au championnat national avec quelques internationaux. Ça se passe plutôt bien pour l’instant. Ensuite, on part aux Fidji pour les Océanias fin avril. Après ça, il y aura les championnats de France élite en juin à Saint-Étienne, puis les championnats de France open d’été à Canet-en-Roussillon, et enfin un meeting international à Amiens en décembre. En parallèle, je suis en formation pour devenir éducateur sportif en natation (BPJEPS AAN). Mais tout est tourné vers un objectif : les Jeux du Pacifique 2027. C’est clairement le projet principal de ma carrière aujourd’hui. »
Que représente pour toi le partenariat avec Air Tahiti Nui ?
« C’est un super partenariat. Ça fait maintenant trois ans qu’ils me suivent et je les remercie pour leur soutien. Ils sont présents pour moi, notamment dans mes déplacements vers la France. C’est aussi une fierté de représenter la compagnie. Quand les gens savent que je viens de Tahiti, ça permet de mettre en avant Air Tahiti Nui, qui est pour moi la meilleure immersion avant même d’arriver chez nous. Ils donnent une vraie visibilité à Tahiti et à notre Fenua, et en plus, c’est la meilleure expérience de voyage que j’ai connue. J’espère que cette collaboration va durer. »