HTJ, l’art tahitien en mouvement
De retour de l’Aotearoa Art Fair, HTJ poursuit son parcours entre création, rencontres et ouverture internationale. Originaire de Tahiti, l’artiste développe un univers personnel qu’il fait rayonner au-delà du Pays, avec le soutien d’Air Tahiti Nui. Cette participation aux côtés de la Galerie Winkler marque une nouvelle étape dans son cheminement artistique, entre ancrage polynésien et perspectives à l’international.
Quelques mots sur ton dernier déplacement ?
« Je reviens de l’Aotearoa Art Fair, où j’ai été invité par la Galerie Winkler, qui participait pour la première fois à l’événement. Elle avait réuni une petite équipe d’artistes pour représenter la Polynésie française : Cronos, Tahe, Jonathan Mencarelli, Tahiri Sommeret et moi-même. Nous étions trois à faire le déplacement, avec Stéphanie Vanizette pour gérer le stand et l’installation, ce qui nous a permis de nous concentrer pleinement sur notre travail. J’y ai présenté un diptyque issu d’une série que je développe depuis plusieurs années, entre dessin intuitif, graffiti et performance. Une œuvre réalisée en laissant couler la peinture pure sur la toile, sans place à l’erreur, où les accidents font partie du processus. L’abstraction y prend parfois le pas sur la figuration, au gré de la peinture qui s’étale sur la toile. »
Es-tu satisfait de ce déplacement ?
« Ce voyage a été une vraie réussite. D’abord par l’événement lui-même : une immense exposition de quatre jours, sur trois étages, réunissant certaines des meilleures galeries de Nouvelle-Zélande et d’Australie, avec une grande diversité d’œuvres et d’artistes. Il y avait aussi toute l’effervescence culturelle d’Auckland, avec de nombreux événements annexes organisés autour du salon. Et puis, au fil des rencontres sur place, quelques messages sur Instagram ont suffi pour nous retrouver à peindre un mur à Avondale avec Numa Mackenzie et Cronos. Quelques jours plus tard, j’ai également peint un autre mur avec Charles Williams, alias Phat1, figure reconnue du graffiti et du muralisme à Auckland. C’était un moment simple et fort, autour d’une passion commune. Je remercie Vainui, Drolet et Stéphanie Vanizette, de la Galerie Winkler, pour cette opportunité. »
Des projets pour la suite ?
« J’ai toujours pas mal de projets en cours, qui viennent nourrir et dynamiser ma production artistique. Cette année, j’ai deux expositions personnelles prévues en Polynésie, une à Bora Bora, à la Galerie Tevairaoa, fin mai, et une autre à la Galerie Winkler, en octobre. Je prépare aussi une nouvelle collection HINANOXHTJ 2026, une petite capsule textile prévue pour septembre/octobre. Il y a aussi des déplacements artistiques en discussion à l’étranger, notamment à Los Angeles avec la Vaeva Gallery, qui me représente là-bas, et peut-être à Paris. Je remercie chaleureusement Air Tahiti Nui pour son soutien à la création locale. Plusieurs artistes du Pays font partie du programme ambassadeurs, et c’est une belle façon de faire rayonner la Polynésie à l’étranger, tout en enrichissant notre regard artistique ici, chez nous. À très bientôt pour de nouvelles ARTventures ! »